Fédération internationale de hockey sur glace

Les Tchèques seront à Kamloops

Les Tchèques seront à Kamloops

L’équipe de nouveau parmi les nations d’élite

Publié 19.04.2015 15:38 GMT-7 | Auteur Martin Merk
Les Tchèques seront à Kamloops
Les joueuses tchèques célébrant un but lors de leur victoire de 3-0 contre le Danemark qui leur a procuré l’or de la division I et une place dans la meilleure division l’an prochain à Kamloops. Photo : Stéphane Heude
L’équipe nationale féminine tchèque est de nouveau parmi les meilleures nations.

Elle s’est taillé une place au Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2016 de l’IIHF à Kamloops au Canada.

Après quatre victoires dans les quatre premières rondes, elle avait déjà remporté la division I du groupe A de à Rouen en France avant le cinquième et ultime jour des rencontres.

Il y a un an, lorsque la division I a été présentée pour la première fois au cours d’une saison olympique, les Tchèques l’ont aussi emporté parce qu’aucune division de premier niveau n’était présente au Mondial féminin en cette année olympique; elles avaient dû disputer une série de qualification contre l’équipe ayant obtenu le dernier rang lors des Jeux olympiques d’hiver. Elles perdirent aux mains des Japonaises.

Cette fois, tout est revenu à la normale et les Tchèques accéderont directement au Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2016 de l’IIHF à Kamloops, Canada, et remplaceront l’Allemagne qui a été reléguée lors du plus récent Mondial féminin à Malmö, Suède.

Dans un tournoi du groupe A de la division I où se retrouvent des équipes compétitives ne présentant qu’un mince écart entre elles, les Tchèques ont occupé une place bien à elles. Elles ont déjà joué au sein des meilleures divisions du Championnat mondial féminin des M18 pendant huit années consécutives depuis la création de cette catégorie et le bon travail fait auprès des jeunes filles a produit de plus en plus de fruits lorsque celles-ci ont fait le saut dans les catégories de joueuses plus âgées.

« Nous voulons jouer du hockey offensif, décocher beaucoup de tirs et mettre de la pression sur la gardienne de but adverse. Nous avons travaillé dans ce sens-là tout au cours de l’année et je pense que nous en avons récolté les dividendes, bien que nous n’ayons pas marqué beaucoup de buts, » affirme Jiri Vozak, l’entraîneur-chef de l’équipe nationale féminine tchèque.

« Je crois que notre place est au sein de la meilleure division. L’an dernier, nous avons réussi à gagner sans perdre un seul point. Le style de jeu dans la meilleure division sera complètement différent. Nous devons nous y adapter et nous y préparer. »

Une victoire facile de 5-1 en lever de rideau sur la Lettonie, nouvellement promue, a été suivie par un jeu blanc de 4-0 contre la France obtenu grâce à quatre buts au deuxième vingt. Après une journée de repos, les Tchèques ont continué leur aventure avec une victoire de 4-1 sur l’Autriche et un autre jeu blanc de 3-0 contre le Danemark.

Le match entre les équipes en tête de série d’aujourd’hui, la République tchèque et la Norvège, n’aura plus d’influence sur les deux places au sommet du classement, car les Norvégiennes, avec une fiche de 1-1-0-2 après quatre matchs, n’ont pu confirmer leur performance des dernières années.

Les Tchèques étaient pourvues de plusieurs joueuses ayant marqué plusieurs buts et ayant l’expérience d’avoir joué contre les meilleures formations nationales du programme des M18, comme Alena Polenska (24, 4+3), Katerina Mrazova (22, 2+4) et Denisa Krizova (20, 3+2). Elles évoluent toutes à l’étranger; Polenka, qui est capitaine de l’équipe nationale depuis l’âge de 18 ans, comme joueuse professionnelle en Russie, et les deux autres, pour des universités dans la NCAA.

Les Tchèques ont accumulé plus de tirs et de buts que toute autre formation, et accordé moins de tirs et de buts que toute autre équipe; elles ont fourni la meilleure performance en avantage numérique et n’ont accordé aucun but en jouant la boîte.

Klara Peslarova (18), qui a disputé les quatre affrontements devant le filet des Tchèques, cèdera sa place à Blanka Skodova, la gardienne de but suppléante, lors du dernier match de la journée. Peslarova a statistiquement de loin été la meilleure gardienne de but de l’événement avec un pourcentage d’arrêt de 95, 35 %. Elle joue aussi professionnellement en Russie. Une seule autre gardienne de but, Caroline Baldin de France, a obtenu un résultat au-dessus de la marque des 90 % après quatre matchs.

Peslarova espère concourir avec les meilleures formations nationales l’an prochain à Kamloops.

« Plusieurs joueuses de notre équipe, dont moi-même, n’ont jamais joué dans la meilleure division au Championnat mondial féminin. Ce sera une nouvelle expérience », précise-t-elle. « Je crois qu’il y a une grande différence (entre la meilleure division et le groupe A de la division I). Il y a le Canada, les États-Unis, la Suède et la Russie… Nous pouvons leur tenir tête lors des matchs, mais le jeu sera complètement différent. »

L’Autriche, médaillée d’argent, pourra conclure le tournoi avec un sourire, puisqu’elle s’est assuré une deuxième place avant le match ultime contre la Lettonie. L’an passé, l’équipe rouge et blanc avait terminé au cinquième rang. Sa deuxième place cette année dans la division I et son 10e rang au total dans le programme auront été son meilleur résultat de tous les temps depuis qu’elle a fait son entrée au Championnat mondial féminin en 2004.

L’Autriche a connu un bon départ avec des gains aux dépens du Danemark (8-2), sa rivale classée plus haut qu’elle, et la Norvège (5-2), avant de s’incliner 4-1 devant les Tchèques. Jeudi, elle s’est assurée de la médaille d’argent avec un gain de 3-2 contre la France. Les Autrichiennes se sont démarquées grâce à la puissance de leurs tirs et à leur efficacité à marquer des buts. Les avants d’expérience Denise Altmann (2+6) et Eva Beiter (née Schwarzler) (6+1) ont été respectivement la meilleure pointeuse et la meilleure buteuse du tournoi après quatre rencontres.

« C’est notre première médaille dans ce groupe. On peut constater que nous nous sommes énormément perfectionnées comme groupe, particulièrement au cours de la dernière année, » déclare Altmann.

En date d’aujourd’hui, trois équipes sont toujours dans la course pour la médaille d’argent – le Danemark, la Norvège et la France. N’ayant récolté aucune victoire, la Lettonie est reléguée au groupe B de la division I. Tous les matchs peuvent être suivis en diffusion en continu en direct.

Bien que le tournoi ne soit pas encore terminé, il a apporté beaucoup de succès au mouvement du hockey féminin à Rouen et en France. L’aréna des Dragons de Rouen, formation championne à de multiples reprises, était plein à craquer lors des matchs opposant la France à ses rivales et même lors de certains affrontements ne présentant pas le pays hôte. Jusqu’à 1 789 partisans ont pris place dans les gradins lorsque les Tchèques ont vaincu les Danoises, jeudi.

L’an prochain à Kamloops, les quatre meilleures équipes joueront dans le groupe de niveau supérieur : les États-Unis, le Canada, la Finlande et la Russie. Le groupe B comprendra quant à lui la Suède, la Suisse, le Japon et la République tchèque.

Après la ronde préliminaire, les deux meilleures équipes du groupe A se seront directement qualifiées pour la demi-finale, alors que l’équipe au dernier rang du même groupe disputera un match quart de finale contre la meilleure équipe du groupe B. Les deux équipes aux derniers rangs du groupe B disputeront une série de relégation deux de trois.

Cliquez ici pour les résultats et statistiques du groupe A de la division I au Championnat mondial de hockey sur glace féminin 2015 de l’IIHF.

 

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